09/10/26

Violence.

Cher Ami,

Des études le montrent, l’évidence aussi : la société humaine actuelle est violente.
 
De 1 à 2 % de la population mondiale a un cadre de vie satisfaisant : à sa tête une minorité extrême vit dans une absurde démesure. 98 % de la population mondiale vit dans des conditions insatisfaisantes et précaires, voire dénuées du minimum vital : une inégalité intolérable !

Les principales autorités politico-médiatiques -Trump, Poutine, Xi – et leurs oligarques écrasent de mépris l’humanité et son affliction des problèmes du quotidien ; ils imposent la terreur et la guerre pour maintenir leurs intérêts et ceux des États qu’ils dirigent. Leurs mensonges et leur iniquité sont une offense morale.

Le sentiment de plus en plus partagé que notre civilisation vit au-dessus des moyens que la planète peut lui offrir s’accentue ; les conséquences que chacun peut appréhender, l’effet boule de neige dont la vitesse et le dénouement final sont imprévisibles, génèrent une inquiétude refoulée, réelle, croissante. L’environnement et l’IA sont des sujets mal élaborés ou même dégagés en touche qui inquiètent. 

Pour les plus démunis, le manque de perspective explique la révolte et l’alternative à la marge de notre société ; médiatisé, le crime organisé croît dans l’économie mondiale comme les GAFA : son pouvoir économique et politique équivaut déjà à celui de certains gouvernements. Violence sournoise qui s’immisce et nous entoure.

Ni les politiques sans crédits, ni les intellectuels qui ne parlent qu’entre eux, ni les artistes qui cultivent leur particularisme n’éclairent l’horizon chargé ; l’absence d’une narrative de Renaissance précipite un bon nombre dans la posture nostalgique de la recherche de l’autorité patriarchale qui promeut l’ordre ancien et la soumission.

Le matérialisme immodéré et la violence hybride actuels sont en contradiction avec une quête d’un autre ordre qui existe dans nombre de cultures, religions et philosophies : aspiration humaine à l’équilibre, la tolérance, le respect de l’autre, dans le but d’un mieux vivre ou d’un bien-être, la foi dans le doute, le scepticisme. 

#violence #scepticisme