24/07/26

ONU

Cher Ami,

L’Organisation des Nations Unies est créée en 1945 après deux guerres mondiales infligeant à l’humanité d’indicibles souffrances. Alors que près de deux cents pays sont représentés à l’ONU, elle subit des tentatives de démantèlement ou de soumission, entre autres par Donald Trump, la faisant passer pour obsolète.

Comme toute institution humaine, l’ONU ne manque pas de failles et doit en tirer les conséquences ; la représentation onusienne et son conseil de sécurité sont éminemment politisés sous la coupe des cinq membres permanents et de leurs droits de veto etc. Mais elle continue à être, malgré ses détracteurs, un levier d’humanisme et un rare moyen de promouvoir et de défendre les droits de l’homme et du citoyen : la vertu d’une morale planétaire, construite sur des valeurs universelles, évidente lorsqu’elle prend des décisions contraignantes pour le maintien de la paix, et qui insidieusement sert de boussole aux dirigeants des états qui y participent, ou pas.

« Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage », Great Donald en stratège primaire applique ce proverbe du XIIIème dans tous les domaines, en particulier contre l’ONU. Alors que celle-ci a pour objectif de convaincre les nations à renoncer à l’usage de la force et parvenir à terme au désarmement, à contrario le Big Boss de la première puissance militaire et de la première industrie d’armement de la planète fait la promotion de ces avantages stratégiques, malgré les revers successifs de l’US Army : Trump s’oppose à l’ONU qui, tel un caillou dans ses godillots, l’agace et contrarie l’imaginaire du grand lieder d’un ordre nouveau qui éclabousse la planète de sa violence suffisante.

Le futur n’est pas écrit ; une société internationale plus juste et solidaire peut trouver avec ses réalisations démocratiques et humanistes, dont l’Onu fait partie, des étais à son progrès.

L’échec des agresseurs des conflits armés en cours, allume une lueur d’espoir. En contrepartie, le chemin de la soie de la Dictature Démocratique Populaire de Chine indique le prochain défi, commercial, et dans la foulée politique, culturel, scientifique …     

 #onu #chine

07/17/26

Français.

Cher Ami,

Né à Paris de parents français, je me sens français quand je vibre devant un match de foot de l’équipe nationale : reste puéril et sincère.

Pour les autres domaines, pas de reconnaissance ni même de cocorico. Nos hommes politiques et leurs solutions ne montrent pas de différence notoire dans leur décision sur le court terme, ni dans leur vision à long terme : nos salades politiciennes ne sont pas de meilleure qualité. Je me sens Européen, et m’associe à l’élan de l’Union en direction d’une fédération. Un désir de démocratie qui continue à s’étendre ; solution humaniste contre les luttes suprémacistes des nationalismes : une utopie réaliste à poursuivre tant que l’humanité durera, malgré sa complexe construction.

Les artistes et intellectuels français, à l’aune d’autres, se targuent d’une forme de révolte contre l’héritage ; originalité et recherche obligent : nos lumières ne sont ni plus ni moins brillantes que celles des autres. Nous pourrions participer plus, sans ethnocentrisme, à la symphonie des cultures ; de nouvelles voix d’autres horizons viennent métisser nos prétentions, relativiser nos certitudes, multiplier les points de vue dans une cacophonie synonyme d’ouverture.        

La globalisation met la France face à une réalité économique délicate ; nos villes têtes d’affiches et nos villages gaulois sont soumis au tourisme international, cache-misère des difficultés de notre industrie et du secteur primaire. Le modèle d’assistance, dont les Français profitent, a un coût, mais nous voudrions le beurre et l’argent du beurre ; les fortunes hexagonales participent du déséquilibre global pour le succès de l’impérialisme libertarien : l’Histoire humaine témoigne des échecs successifs des systèmes hégémoniques, une question de temps. À suivre…  Un sentiment de révolte m’unit aux démunis de la planète qui souffrent et paient de leur vie cette situation ubuesque.

 Mon nationalisme s’arrête à celui d’un match de foot, je suis européen pour la promotion de la démocratie, et citoyen du monde à l’heure de prendre parti pour la planète et nos congénères sacrifiés.

#français #europeen

07/12/26

Parallèle.

Cher Ami,

Faire couple est à la fois action et espace sous tension ; ni sinécure, ni long fleuve tranquille : quand deux êtres décident de faire route ensemble, ça ne va pas de soi.

Je choie l’idée de deux parallèles à distance variable. On commence, inconsciemment souvent, par la proximité de l’intimité animale à l’impression fusionnelle ; on poursuit avec la comme-union du moment sensuel, intellectuel, spirituel : occasionnel qui étreint plus que les corps, un élan réciproque, rare, parfois par inadvertance.

Une pseudo distance s’accuse avec les nécessités mesquines de la routine de la vie : autour d’une table, d’une discussion, d’un lit à fermer. La répétition du tête-à-tête, sans le charme du nouveau, crée le lien sournois de l’habitude, méprisée du rêveur ; un exercice d’endurance partagée et sa bluette réminiscence : sans romantisme, elle tisse sa toile.

La mi-distance est celle que proportionne l’activité quotidienne loin de chez soi, quand chacun vaque à ses obligations, non seulement professionnelles, futiles et graves ; les esprits mobilisés chacun sur son registre entrainent les corps qui oublient l’affinité de l’attraction originelle. Distraits par l’urgence, se réenlacer n’est pas évident.

La vraie distance de l’impératif qui sépare, oblige à un éloignement circonstanciel, géographique et/ou temporel, choisi ou non ; l’absence devient manque, dilue l’intimité, augmente les quiproquos, irrite, crée l’incompréhension : les planètes se désalignent. Dépasser l’évènement traversant et morose, requiert un effort pour renouer le lien.

La distance définitive, perte choisie ou accidentelle est une défaite ; le deuil de l’intime qui a été un miroir, une écoute, un désir, une ombre qui s’allonge et se rapproche au point de se confondre avec soi-même, un port d’attache, sature. L‘ultime étape de l’aventure est inévitable, cruelle et meurtrissante, sans appel sur une route sans retour…

Il y a un monde fantasque et unique, inexprimable et réel dans le corps-à-corps des amants d’aventure ou des couples au long cours. Cette nostalgie m’a surpris aujourd’hui. 

#couple #nostalgie