
La moitié du Brésil fête la victoire, la plus serrée (2% d’écart) de son histoire démocratique, du candidat démocrate Luis Inacio da Silva contre le candidat d’extrême-droite Jair Messias Bolsonaro, premier président au pouvoir à ne pas être réélu.
Le discours de Bozo contre Lula a été celui des Républicains de Trump ; attaque langue de bois de la droite fasciste qui répond à la gauche démocratique que son discours de tolérance est un totalitarisme. L’électeur aliéné a alors le choix entre 2 totalitarismes : conservateur/fasciste ou démocrate/tolérant. Démonter cette rhétorique mystificatrice n’est ni facile ni vaine. Pour la campagne de Bozo, la narrative sectaire se compose de rhétorique haineuse et de solutions simplistes, absurdes contre-vérités de facile appréhension, et s’associe à des promesses ultralibérales pour un capitalisme conservateur à la vision courte.
Le Messie de l’extrême droite voulait installer un régime fasciste comme Putin, Orban, Hitler et Mussolini, entre autres… La recette est la même : communication mensongère surabondante, violente et discriminative contre ses adversaires, véhiculée par les réseaux sociaux sans contrôle ; le concours de la majorité des congressistes conquis par ses largesses budgétaires, qui lui aurait aussi assuré leur appui pour augmenter le nombre de ministre de la Cour Supérieure Fédérale qu’il eût contrôlé en nommant les nouveaux membres. Comptant avec la neutralité de l’armée, qui ne voulait pas d’un coup d’état militaire, Bozo Président à la tête de l’exécutif, aurait contrôlé le législatif et le judiciaire, et sa réélection aurait couronné un coup d’état estampillé « démocratique ».
Bozo a éliminé le dialogue républicain, et entrainé la société brésilienne dans une radicalisation, déchirant son tissu social : familles, amis, voisins… Fracture évidente dans les états du sud majoritairement bolsonaristes. Les états lulistes ont retrouvé une joie de vivre qui ne faisait plus partie de leur quotidien, à cause de la violence et de la haine de 4 ans d’intox fasciste. Victoire, courte, de la tolérance contre le fanatisme, de la joie de vivre contre la jouissance mortifère.