
Les villes sont embouteillées, les déplacements lents et imprévisibles, les véhicules thermiques polluent l’air, les électriques créent d’autres nuisances et le stationnement est problématique. Avec la bicyclette et la marche à pied, le transport en commun est l’avenir contre la pollution du trafic en ville. L’avantage du dernier est de protéger du mauvais temps et d’offrir un moindre effort ; important pour une population vieillissante.
La gratuité des transports en commun offrirait au moins deux autres avantages, favoriser sensiblement la classe moyenne inférieure pour qui le coût du transport est en proportion supérieur et promouvoir le respect de l’environnement. La taxation des pollueurs, particuliers et entreprises, en payerait le coût, démotiverait l’incivilité et le goût d’une liberté discriminative.
L’argent économisé par les ménages sera utilisé contre l’endettement et pour l’amélioration du pouvoir d’achat. Si ce gain se transforme en vie plus saine, et en moindre consommation d’énergie le bénéfice doublerait ; si au contraire il se reporte sur des produit-services issues de l’industrie chimique et de l’énergie non renouvelable, le résultat sera moindre : sensibilisation et taxation bien organisées optimiseraient les résultats.
Libéralisme et grand capital dissuadent les gouvernants des pays développés d’inverser la tendance à la croissance de la consommation. Inutile de se retourner vers les pays en voie de développement, où un pourcentage à deux chiffres de la population voisine le seuil de pauvreté : humainement impossible, politiquement innégociable, économiquement sans intérêt. Leur empreinte carbone, sans les sociétés multinationales installées, est ridicule. La solution : surtaxer le luxe polluant et les grands consommateurs, sociétés et individus, donner aux défavorisés une vie descente, chez eux.
La gratuité des transports en commun est à peine un exemple de moyens possibles contre la pollution, doublé de progrès social immédiat aux effets négatifs contrôlables. L’objectif est un axe politique où, du gouvernement au maire, chacun pourrait s’attribuer l’initiative.