
Cher Ami,
Il y a 650 millions d’années, éponges et méduses surgissent sur la planète terre ; les dernières inventent yeux et une connexion cellulaire nouvelle, le futur système neuronal du règne animal.
Le stage suprême de l’activité cérébrale peut être la conscience : conscience des gestes et attitudes, des sensations ou des intuitions, d’être et, au-delà de celles du quotidien, d’expériences qu’artistes et scientifiques multiplient. La conscience est localisée dans la partie postérieure du cortex cérébral. La différence intellectuelle de l’évolution humaine est le développement de la partie frontal ; les animaux possèdent probablement une forme de conscience ; elle nous oblige à une certaine considération pour le reste du règne animal, voire pour nos ancêtres les méduses. L’homme n’est pas le seul doté de conscience, d’âme ou similaire.
L’être parlant se différencie par sa capacité à élaborer, à créer des concepts, à théoriser : il appréhende la réalité par l’esprit à travers le(s) langage(s). Les mots et ce qu’ils représentent, avec l’aide de notre imagination, (re)créent un monde, imaginaire ; à chaque individu le sien. Nous prenons de la hauteur et, ce faisant, nous nous excluons du reste des êtres et du réel de la vie. La culture occidentale qui y est pour une bonne part, a mis en place des systèmes fantasmatiques, chimères largement partagées : la religion monothéiste, l’argent, la société de consommation, le monde du divertissement etc.
Si les animaux de compagnie, une minorité, ont gagné un statut parfois supérieur aux êtres humains, les autres, la grande majorité, n’ont pas droit à notre commisération ; un exemple, les bêtes d’élevage destinées à notre alimentation.
Des biologistes récemment sont arrivés à la conclusion que les végétaux sont aussi dotés de celleules semblables à des neurones, capables probablement d‘une forme de conscience de sentir, d’être, de communication entre elles.
La Vie sur terre nous oblige par le réchauffement global et ses conséquences de revoir notre copie. Elle nous apporte l’ardoise d’un abus de pouvoir : la pollution humaine de l’anthropocène.
Passez le chapeau!