Langueur.

Hors-circuit et déconnexion montrent la mesure de l’isolement à l’inaudible spectateur aux marges du fleuve sociétal.

Désirée, la perte laisse un lapsus immatériel anxiogène ; j’écarte le refuge dans ma suractivité historique.

Le choix, obligé de circonstances et d’idiosyncrasies, entaché de fantasmes et de névroses, dénonce la feinte liberté : frustration.

Solitaire, le dédain de l’écho reconnaissant libère ; l’inhabitude de l’air de haute mer fatigue la bête, la leste de mélancolie.

Le sujet socialisé se dilue ; le passé se transforme en souvenir, le futur n’offre que doutes, le présent demeure évanescent.

La saisie de l’étincelle vitale ressemble à la course poursuite bouche ouverte de la goutte de pluie dans l’averse, puéril !

La saisie de l’instant immanent de l’action et de la réflexion, ou du lâcher prise, de la méditation absorbe mon attention.

Concentré sur le présent, le passé s’efface, le futur n’existe pas, l’instant fulgurant d’une vie sourde et asséchée s’érode.

Le nouvel environnement m’enivre, drogue douce ; je me réveille bouche sèche, bercé par un clapot nostalgique, bleu lavande.

L’in-assurance de la piste à découvrir m’oblige à une attention de tous les instants, requiert un effort transcendant lénifiant.

La falaise du « Culbute pucelle » m’indique un parallèle : l’instantané profondeur de l’image et celle de l’immédiat à saisir.

L’instant présent n’est pas sans épaisseur, je perçois dans sa délicate concavité une trace du passé, un éclat du futur.

Pas de petite mort fulgurante, un ralenti s’impose à l’être pour plonger dans la langueur du temps qui s’écoule.