Femmes et hommes sont tous différents, une généralisation paraît incongrue. Mais amant et compagnon de vie, père et ami je veux célébrer la forme la plus évidente de la féminité, la FEMME.
Les minorités luttent pour être entendues et reconnues ; que dire du sexe féminin qui représente plus de 50% de notre communauté – comme les plus pauvres où il est surreprésenté – et qui continue souvent méprisé. Cette majorité, avec le féminin, revendique une forme de perméabilité, une écoute que trop de représentants du sexe masculin ne possèdent.
Le don de vie transforme le rapport au monde : Deusa ex machina, sa sensibilité domine son approche de la vie, temporise la logique intellectuelle et calculatrice du masculin. Le mâle assène à son territoire la marque de la violence de son spectre phallique dans une lutte marquée par le fantasme de la mort ; la femme depuis l’origine des temps est marquée par cet événement de corps qu’est la mise au monde d’une vie nouvelle. Par elle, elle se perpétue intrinsèquement, elle existe dans le temps, tangentielle à la courbe de l’infini, et génère son double indissoluble le trépas. Elle vit ce paradoxe cruel, donner la vie et sa face cachée la mort.
Le masculinisme tranchant du glaive viril affecte moins les hommes qui s’en revendiquent. Après la déroute de l’humanisme des lumières, de l’expérience du communisme, du fascisme et avec celle annoncée du libéralisme, on peut affirmer que la complexité de la vie nous échappe encore. Son appréhension est inaccessible à la logique simplificatrice, au binaire du système machiste. La pensée complexe reste une idée difficile à appliquer : l’ambiguïté du vécu paradoxal féminin devrait aider.
Avec l’ethnocentrisme millénaire hérité de notre capacité à subjuguer les autres vivants, dont nos congénères, le sexe fort règne sans complexe. A regarder aujourd’hui les résultats à la surface du globe, les limites ont été dépassées. Au XXIème siècle des hommes persistent à considérer la domination de l’humanité par le sexe masculin avec naturalité, faisant prévaloir la force violente.
« Marche ou crève » ! Nous marchons sur la tête.
![[Ruthenian woman.]](https://live.staticflickr.com/3074/3110163772_4a3359f5c4_c.jpg)