Tuyau !

La gente féminine a la responsabilité physiologique de la gestation. Les cultures dans leur très grande majorité extrapolent cette responsabilité, au domicile, aux enfants etc. Sujet d’actualité ! Comme beaucoup d’êtres raisonnablement masculins, je ne suis pas certain que mes réflexes soient toujours dénués de ce machisme endémique et enraciné.

Pour une meilleure division des responsabilités, la prévention d’une grossesse indésirée peut être assumée par le sexe masculin. Une expérience personnelle : la vasectomie, peu citée, probable conséquence d’un arbitraire masculin persistant.

Je suis préoccupé de ma santé, et j’avais jusqu’alors échappé à tout type de chirurgie (hormis celles de mon dentiste) ; quand, en 2000, divorcé pour la seconde fois et père de 4 adolescents, j’avançais libre vers de nouveaux ébats amoureux, sur la pointe des pieds et préoccupé des enjeux. Au cours d’une discussion de salon, un homme, chirurgien esthétique de mon âge, divorcé et remarié confessa alors que, dans la même situation, il avait pratiqué sa première « ligature des canaux déférents » sur sa propre personne. « L’opération est d’une simplicité enfantine » raconta-t-il : sans qualification préalable après une anesthésie locale et avec la seule aide de son assistante, il s’auto-vasectomisa. Si la position ne fut pas très confortable, il fut tellement satisfait de son travail, qu’il ajouta cette spécialité à son menu. « Zéro risque, succès garanti » conclut-il et pendant cinq à dix ans la possibilité d’inverser, de reconnecter les tuyaux avec un pourcentage très important de retour à la normale.

Devant l’assurance de ce nouvel ami et avec la bénédiction de mon médecin traitant, j’ai subi cette chirurgie ambulatoire au vil prix d’une semaine d’abstinence. Après ce jeûne je n’ai pas vu de différence dans mon (in)expertise du jeu, si ce n’est le gain non négligeable d’absence de préoccupation quant aux conséquences. Aucune partenaire ne se plaint de cette situation confessée en préambule à tout et n’importe quoi… Rien (aucune étude) ne contre-indique la vasectomie, sous aucun aspect, ni n’enregistre de bénéfice à moyen ou long terme.

Marketing Royal

Une histoire chaotique !

Au IXème siècle les Vikings dominent l’Angleterre. Au XIème le duc de Normandie Henri II Plantagenêt hérite du trône. Au XIVème Edouard III Plantagenêt revendique le trône de France : la Guerre de Cent Ans. Un parlement de deux chambres est mis en place. Fin XVème, Gallois et Ecossais Tudor installent un pouvoir centralisé et nationalise l’Église. Au XVIIème, le règne des Stuart d’Ecosse se conclu en 1649 par l’exécution de Charles 1er. Dix ans de Cromwell : retour de la royauté et du pouvoir renforcé des Communes et des partis politiques. Fin XVIIème, pour éviter une couronne catholique, ils invitent Marie, fille du roi, et son mari Guillaume d’Orange à renverser le roi. A sa mort en 1714, le parlement choisit, Georges 1er, fils de Sophie de Hanovre et belle-sœur de Guillaume, et crée la fonction de Premier Ministre, que les Communes indiquent ; il préside aux affaires. 1837, la loi salique retire à la reine Victoria la couronne de Hanovre. La Maison de Saxe-Cobourg-Gotha est rebaptisée en Windsor par Georges V en 1917.  

Chute de l’empire : déclaration de Balfour. Les principales ex-colonies deviennent des Dominions. La couronne britannique se perpétue indépendante dans chacun d’eux, et préside leur alliance commerciale, le Commonwealth. On y défend le libéralisme démocratique. En 1947 L’Inde républicaine reste membre du Commonwealth, qui croît grâce au précédent, au prestige de la couronne et aux intérêts partagés.   

Elizabeth II a évité de prendre position en politique ; elle soigne son prestige symbolique proche du conte de fée, malgré les écarts de la famille royale.

Charles III est un Roi constitutionnel aux 15 couronnes dont la fiction s’étend à une communauté de 36 républiques et cinq monarchies ; 30 millions de Km2 et 2,5 milliards d’êtres humains.

La mise en scène de la royauté britannique captive : la pompe est mieux orchestrée qu’un spectacle de Disney et sa communication royale évoque un rêve vivant, un grand théâtre comparable au Vatican. Bienveillants principes conservateurs et vieilles institutions de grande souplesse abritent des membres à la main lourde et à la dent dure.   

La Chine


L’Europe investit en armement et court le risque d’une disette. Hommes d’affaires et dirigeants politiques, services de renseignements et fins diplomates n’ont pas pris la mesure du cousin orthodoxe. L’Europe va y laisser sa culotte et son image, la Russie s’orientaliser.

Les médias suivent les évènements occidentaux, l’araignée chinoise tisse soyeusement sa toile. Le temps joue en sa faveur ; après négociations, elle absorbe par reptation, mesures administrativo-financières et techniques, les intérêts particuliers et privés qu‘elle avait sollicités. Question de temps, sa croissance économique (de l’ordre de 100% d’ici 2032) va créer, les conditions politico-financières, et militaires, de la domination : la presqu’île Hongkongaise sera annexée, et l’île de Taïwan suivra. Dans l’immédiat Xi Jinping sauve les apparences désirées par la morale occidentale dominante. Le coût de la précipitation serait immense ; la suprématie chinoise entrainera une omission générale. Un conflit d’un quelconque type est inutile, la victoire sans livrer bataille est assurée. « L’art de la guerre » Sun Tzu.

La croissance est programmée : après être le principal fournisseur de produits manufacturés de la planète, elle se poursuivra avec l’ouverture du marché interne à une consommation « occidentale » : 1,4 milliards d’individus…         

La Russie, repoussée par l’ouest et le centre de l’Europe, va dépendre de son voisin chinois : la Chine renforce le front face à l’occident divisé par un libéralisme incurable, gagne un accès privilégié à des matières énergétiques qu’elle n’a pas, et la Russie le meilleur allier économique de la planète.  

Le président Xi est de l’ethnie Han comme 90 % de la population chinoise, présente dans toute l’Asie : culture syncrétiste de confucianisme et taoïsme. En Chine et à l’étranger, il est déjà considéré de l’envergure de Mao Zedong et Deng Xiaoping. Son intelligence stratégique va prévaloir encore pour au moins dix ans, le temps nécessaire d’installer la Chine a sa place : l’empire dominant de la planète. Il souhaite inscrire « Une belle histoire chinoise », revanche souriante contre la violence de l’Occident et du Soleil Levant.