La Russie de 2023

Est gouvernée par un autocrate depuis un quart de siècle. La verticalité du pouvoir est due à la paranoïa de l’ancien patron du KGB, transmise à l’appareil gouvernemental et au peuple Russe. Narrative simple : l’occident (USA en tête !) aux mains sales veut la fin de la Russie. La confrontation est une lutte à mort : la centralisation du pouvoir est légitimée, les investissements dans une économie de guerre justifiés ; la restriction des libertés, la suspicion généralisée et l’exclusivité de l’information de source gouvernementale sont expliqués. La victoire est impossible, la guerre sans fin, Poutine aussi.

La guerre contre l’Ukraine n’est qu’une marche de l’escalade. Le citoyen Russe habitué à l’impérialisme historique, humilié, adopte le discours de son président : l’information permanente alimente la paranoïa collective. Poutine en 2021, « dans la vie il n’y a pas de bonheur. Le monde est un endroit mauvais … où le seul moyen de survivre, c’est de lutter sans cesse, de se battre, et s’il faut, de tuer », génère un désespoir morbide !      

Ce sentiment de victime de l’Occident trouve la compréhension de nombreux pays « non développés » dans les instances internationales. Les conquêtes successives sont entérinées sans raison de s’arrêter : la logique de la guerre et la volonté de reconstituer l’empire Russe sont en route… Si l’Occident (influencé par le grand capital qui souvent ne voit pas d’avantage à la guerre !) consent à la négociation, au partage des territoires conquis en Ukraine, un nouveau front apparaitra quelque part à la frontière Russe (21000 Km).

Rien ne laisse entrevoir un changement d’attitude de Poutine ; la paranoïa s’alimente de défaite, et s’il gagne ce n’est que le début d’une ample victoire…. Après Poutine, Poutine / Mdvedev ! L’impasse affligeante actuelle révélera -t-elle le peuple Russe à lui-même, pour réinventer l’espoir !?

La couronne Britannique sauve les apparences de son ancien Empire : le Commonwealth (58 états, 1/3 de la population mondiale) satisfait les nostalgiques (qui le préfèrent à l’UE) et les intérêts commerciaux de ses membres.