Le Brésil!?(2)

3 séjours, 30 ans de Brésil ; c’est peu pour en comprendre la diversité, c’est mieux qu’un touriste assidu. Le coup de foudre passé, j’appréhende l’exagération subversive. Au sud de l’équateur, l’européen sied “cul-par-dessus-tête” : renaissance inconvenante.

Les identitaires me contrediront, mais le flâneur planétaire, expatrié volontaire, y trouve une terre de mélange, de contraste et d’intégration, « xénophile ». Ces filles et ses fils, tous différents (Différences souvent insupportables !), ont amendé la culture judéo-chrétienne de traditions animistes indigènes et africaines. Une illustration symbolique : Antonio Vieira, jésuite du XVIIème siècle, compare la culture portugaise à celle des amérindiens : la première une statue de marbre blanc supporte les attaques du temps, la seconde est de myrte un bois facile – dans ma traduction approximative -, « si le jardinier ne s’en préoccupe, en quatre jours sort une branche qui lui traverse les yeux, une autre lui décompose les oreilles, deux sortent des cinq doigts et en font sept, et ce qui avant était un homme, est déjà un désordre vert de myrte ».

Les concepts changent, la réalité inestimable de la vie dépasse les idées, la nature corrompt les symboles…