XXIème siècle.

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L’expérience, la connaissance d’un être humain est intrinsèquement limitée, et sa perception du monde tient de la fiction : la savoir relatif à la totalité de quelque objet et de son contexte lui est impossible. A l’antipode, la problématique de la vie, de l’homme sur la planète est d’une extrême complexité et son appréhension irréductible. Une solution issue d’une entente entre les puissants représentants politiques et les potentats privés du capital libéral est d’une improbabilité gigantesque : ils sont à peine capables de parer au plus pressé d’un système à bout de souffle.

 « De la terre à la lune » de J. Verne comme « Le meilleur des mondes » d’A. Huxley ne sont que des ébauches fictionnelles d’une réalité déjà irréfutable. La circulation des grandes villes est gérée par des ordinateurs ; la gestion de la planète (Information, santé, sécurité, technologie, êtres humains…) par cooptation successive, délégation obligée de pouvoir est/sera confiée à un réseau d’intelligence artificielle surdimensionnée : inévitable. Intelligence artificielle, technologie de l’information et bio technologie sont des moyens qui dépassent déjà tous les arsenaux militaires de la planète. Les guerres armées sont perdues, les nouvelles hégémonies utilisent d’autres ressources, occupent d’autres domaines.

La fiction a infiltré notre vie, nous sommes (préparés à être) manipulés par de nouvelles fictions de haute volée. Une relative conscience nous maintient encore éveillé. Demain une nécessaire adaptation consciente à un nouvel environnement fictionnel sera la clé individuelle d’une forme de vie « humaine », sans alternative.

Les sentiments de révolte, de peur et de souffrance persisteront, la joie, la liberté et l’amour, peut-être aussi : problème très personnel, comment résister à la manipulation des extraordinaires outils que l’homme a créés, qui assujettissent, divisent l’individu entre infini technologique et infini particulier, au sein de républiques démocratiques ou autoritaires, qui n’ont d’autres solutions que BIG DATA pour appréhender et contrôler la survie générale ?