Liberté (2)

Quelques discours exemplaires des gouvernants de ce nouveau temps :

  • La dramatisation : « C’est la guerre ! » E. Macron. Je sens la prise en mains autoritaire de tous les moyens de l’état à des fins indéfinis sans délai : dénoncée, entérinée, les résultats ne prouvent rien.
  • Le négationnisme « Ce n’est qu’une grippe ». J. Bolsonaro. Le super homme sous-entend le sacrifice de quelques-uns pour la survie des autres : inhumain, morbide. Les nations ont déjà donné ! Les résultats sont pitoyables.
  • Le maternalisme « Il faut se laver les mains et ne pas faire de stock ». A. Merkel. On banalise pour éviter la panique, on infantilise la population. Rassurante et simpliste face à l’inconnu. Les résultats sont discutables.
  • La transparence « C’est une épidémie sans précédent. » J. Ardern. On annonce la gravité de la situation, compassion retenue : un sourire nerveux pour des mesures draconiennes de contention immédiate.

Le discours est à l’aune du profil des femmes et des hommes au pouvoir : majoritairement politique, ambigu. Les conséquences humaines, sociales, économiques montrent que l’éthique – le discours claire de J. A. et les décisions corrélatives – , est la seule à se sustenter : véritable alternative aux sociétés notoirement centralisées, autoritaires, dont les résultats (!?) – au prix de la liberté !-, s’équivalent à ceux de cette dernière.

Liberté.

L’exercice de la démocratie, république et similaire, est difficile : la vie politique, somme d’échanges croisés d’intérêts complexes et discutables, est synonyme de perte de temps, les progrès sont lents, questionnés sans discontinuer pour exister un revers à toutes les médailles.

Si une partie grandissante de l’humanité s’efforce depuis plus de deux mille ans à améliorer le modèle, certains croient à l’alternative autoritaire, sur le champ, plus efficiente, et à l’évolution totalitaire. Historiquement :   

  • Un système totalitaire implique un régime à parti unique.
  • L’état est régi par ce Parti qui, fort de son idéologie, dicte la vérité officielle.
  • Laquelle est diffusée et garantie par deux monopoles d’état : la communication et la force.
  • La vie, économique, politique, professionnelle, sociale est dès lors soumise à la vérité officielle.
  • Toute activité est par conséquent d’État, et toute faute est idéologique : la répression policière.
  • Un terrorisme idéologique et policier s’installe, et suffoque les espaces de liberté.

Certains états flirtent avec ce modèle autocratique. Plus grave, la puissance économique chinoise ne pourrait-elle inverser l’histoire de la démocratie ?

« La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais des systèmes ». Sir W. Churchill.

Un pied dans le vide.

Curieux je jette un coup d’œil aux excavations fondatrices de ma maison. Une vingtaine de cavités d’un mètre de diamètre et plusieurs de profondeur. Je suis attiré par la plus profonde ; je n’en vois pas le fond : un trou sans fond. Sous le soleil de midi, la lumière du cellulaire est trop courte, simple halo à l’orifice ; des chants d’oiseaux dans un silence effervescent de chaleur tournoyante me bercent : un trou débordé n’est pas un trou, mais un vide, un total vide, un infini sans préhension, la Vie. La Vie est asymptotique aux courbes de la connaissance ; mesurée, théorisée, ponctuée, sa Vacuité se confirme.

Pour échapper au vertige du vide existentiel, face à cette vacance totale et aux lumières des concepts , j’oppose mes possibles : une boussole, activité à loisir ; un peu de chaleur humaine, amour, amitiés, fils ; des projets, une maison… Niches, semblants nécessaires pour suivre, je marche fort de mes béquilles : les sens aux aguets carpo diem, vie pulsante.

Assis, pieds ballants, les bords sont de bon augure, le trou a un fond ; l’art fugace, la musique d’un homme, le ballet d’une femme, les reflets de lumière d’un lieu !

Alessandra Ferri😍

Publiée par Só Bailarinos sur Mercredi 12 août 2020