Et après… (2)

Perfect ’80s Couple by https://www.flickr.com

Pour ceux nés dans le dernier quart du XXème la reconnaissance de l’homosexualité devient la nouvelle libération ; les nouveaux couples sont autorisés, bousculés par le Sida, mais relayés par les féministes qui tiennent à l’alternative sans masculin : les deux genres parfois se confondent, sans qu’on cherche à les différencier. L’homosexualité s’affiche et les médias en compétition commentent les cas de chirurgie pour changer de sexe; nouvelle ouverture et nouvel élan : « LGBTQ’s » sont les lettres de la nouvelle liberté.

La génération du début du XXIème siècle et la proximité des médias sociaux met à la fenêtre de l’ordinateur de tous, dès le plus jeune âge, les idées partagées « d’un pourquoi pas ! » : choix du sexe, du partenaire, de l’endroit, de la forme, on line ou en terrasse (et le droit de changer d’avis comme on change de verre !) Naissent ceux qui n’en veulent pas : trop banale, sans enjeu, sans interdit ?! En moins d’un siècle le sexe dés-opprimé, objet d’une quête millénaire, est en passe d’être délaissé, de n’être plus objet de désir !?

Pour le prochain quart de siècle, quelle sera la nouvelle quête de liberté ? En l’absence d’un tabou à traverser pour raviver la flamme du désir à consommer l’existence, à accaparer un autre égal à soi, conquête/preuve vivante de la liberté des partenaires, intense et fugace, jouissance extrême vie et mort intrinsèquement mêlées… Et après !? Un ultime interdit culturel majeur reste à franchir ; il est aujourd’hui, requis et accepté pour nos proches les plus débilités par l’âge ou par la maladie : le droit à la mort. N’ayant pas choisi de vivre, le jeune sans désir, sans amour, sans élan enchanteur, dans un élan vital (« d’amour  à la vie ») demandera le droit à choisir de vivre, le droit de mourir. Non rejeté tel un paria, un malade mental, mais comme nos anciens, dans un confort moral et technique. Et après !?   

L’univers 14 milliards d’années, la terre 4, les premiers hominidés deux millions, l’Homo sapiens 200 mille ans, les idéogrammes sept mille…