
L’évolution de notre société néolibérale augmente les confrontations violentes. L’intellectuellement satisfaisant rejoindra un jour un nouveau « Consensus » réaliste, pour prendre en compte la crise du climat et l’augmentation des inégalités, réfutant l’alternative fascisante. La recherche de solutions immédiates et locales à l’escalade passe par trois points clés : le refus du choix de la violence, la recherche du détonateur de la crise, la mise en place d’une interface crédible pour les antagonistes.
Rio de Janeiro, une unité commerciale, destinée à la classe moyenne supérieure, voisine une communauté marginalisée ; au passage en caisse, de jeunes adolescents montrent un revolver sous leur tee-shirt et sortent sans payer. Leur condition et l’environnement rendent impossible toute intervention… Les responsables, tenus par la nécessité de contourner l’impasse, élaborent une alternative. La communauté voisine respecte consensuellement une autorité religieuse syncrétique : par son intermédiaire, il est proposé la livraison régulière de denrées alimentaires, pour répondre aux carences immédiates de nombreuses familles. La responsabilité du comportement des ados revient à la communauté.
En région parisienne, une municipalité abrite deux clientèles distinctes : une aisée et une autre majoritairement issue de l’immigration, vivant dans des HLM : les jeunes des citées souvent désœuvrés provoquent les agents de sécurité, jusqu’à ce que des coups de feu soient échangés dans la galerie marchande. Avec le changement de direction, l’équipe de sécurité est substituée par une nouvelle dirigée par un ancien champion de boxe anglaise Kabyle. Les nouveaux agents sont des sportifs immigrés d’origine ; ils vont à la rencontre des jeunes sur leur territoire pour leur enseigner les arts martiaux. Un espace de confrontation, puis de compréhension et de respect est créé : tout le monde se connait. L’escalade est stoppée, une cohabitation non-violente revient.
Réponses limitées, solutions ponctuelles, palliatifs contre la violence endémique, dans l’attente de véritables solutions…