Le Brésil !?(3)

Ici règne l’originelle structure ambivalente, mutante : une contestation molle infiltre l’apparat masculin, une séduction matriarcale insinue le patriarcal décor dominant, et son organisation technocratique. Anthropophage !

La joie palpable, épice d’une diététique de vie, affleure dans un humour premier, irrépréhensible ; le matriarcat cannibale consomme le messianisme occidental. De la comédie dramatique du quotidien surgit dérision et sourire, absolvants.

La haine de l’autre différent demeure, exécrable, ancrée dans l’histoire, non-sens affiché : la couleur de la peau de 80% de la population se partagent entre morena clara/brune claire, et morena escura/brune foncée. Dans le doute on dit parda/beige indéfini, de l’intercontinental pardal/moineau. Les 20% restants sont pretinhos, diminutif affectueux de preto/noir, ou branquelos diminutif railleur de branco/blanc. Le melting-pot racial a commencé avec les portugais et leurs esclaves africains ; puis les immigrants de toute l’Europe et du Proche-Orient, auxquels se sont joints des orientaux surtout japonais et coréens, sont aussi venus envahir les heureux autochtones. Escurinhos e branquelos aujourd’hui le sont souvent par un hasard de la génétique. Le racisme s’éternise absurde !