Cher Ami,

Force est de constater que la violence vulgaire du discours fasciste (« Reconnaître le fascisme » de Umberto Eco) a conquis une majorité in the USA : une chape brune commence à les recouvrir et menace le reste de la planète.
Les USA sont une république fédérative au fonctionnement démocratique ; un populiste autoritaire s’installe à sa tête , la première puissance économique et militaire. Un sujet, à la truculence et la grossièreté exceptionnelles, renverse les lois/habitudes de fonctionnement de ses institutions : passage en force et chantage. « Hussard » du XXIème siècle, il a conquis la majeure partie de la population et de ses représentants : DT va diriger en despote ploutocrate au népotisme affiché.
Si les crises s’enchainent en cascade, économique et sociétale, écologique et planétaire, après-demain démographique, la crise politique d’outre atlantique, fait chavirer le témoin contemporain : aucun mouvement, aucun Homme Politique n’a su offrir une alternative crédible, à l’opportuniste enfonceur de porte ouverte, à l’autocrate populiste !
Une réalité sociale préside à l’événement : la classe moyenne, comme chez nous, n’a pas été entendue dans ses nécessités de base et dans sa sécurité, qui se dégradent. Là d’autres conditions ont aidé à ce que les mensonges du surhomme antisystème convainquent. Ici et là, les narratives officielles se sont discréditées aux yeux de la classe populaire : les républicains conservateurs travaillent ouvertement pour un Capitalisme sans frein, et les démocrates progressistes ont un discours élitiste-identitaire qui ne les inclut pas. Les laisser-pour-comptes sont des millions à affronter une paupérisation inéluctable, que les crises aggravent : alors que le système ne l’endigue, ils ne sont même pas entendus.
La société de consommation est arrivée au bout de sa logique, entrainant une crise sociétale ; les politiques ne savent y répondre. Les Européens ne sont pas plus clairvoyants que les autres : il est temps de retrousser les manches, pour trouver le chemin d’une vie possible et solidaire sur la planète : pourquoi pas fin de la gabegie, et sobriété ?

