
Né l’ainé d’une fratrie, des petits-enfants et des arrière-petits-enfants, trois générations de femme se sont penchées enthousiastes sur mon berceau : elles m’ont transmis un goût de vivre viscéral. Les hommes chefs de famille, ingénieurs, ont pourvu aux finances et au cadre morale. En 68 sans conscience politique, la vague subversive m’a soulevé contre les « Patriarcalismes » ; l’idéalisation du féminin, intégré « tout petit », et les hormones récentes m’ont submergé.
Au 20ème siècle la gent féminine a dénoncé, chacune à sa manière, la farce et les abus du patriarcat installé : des voix féministes se sont fait entendre notoirement, perforant le discours dominant ; a minima paroles et sous-entendus aigre-doux exfiltraient les mailles du système masculin.
On ne peut refuser en bloc les mouvements féministes d’aujourd’hui sous prétexte de violences langagières, insultantes et extrémistes. Les progrès de l’histoire de l’humanité ne se font pas dans la douceur, malheureusement. La Révolution française et ses excès mortifères en sont un exemple déplorable. Il est souhaitable d’être raisonnable, le passé ne le montre pas.
Il faut être aveugle et sourd pour n’avoir pas parmi ses proches un exemple d’histoire sordide et/ou monstrueuse.
Prenons le dernier exemple en date, soigneusement escamoté : Gérard Depardieu, le monstre du cinéma français. Toutes n’ont pas les moyens de renverser la table. La séduction oblige à un rapport d’égalité, réciprocité, sinon c’est chantage et soumission.
Les femmes sont plus conscientes que les hommes, par ce qu’elles génèrent la vie : elles savent dans leur fibre ce qu’est la passion de la vie ! Savent aussi le cumuler avec le succès professionnel, peut-être mieux que les hommes. Les féministes ont toujours existé, aujourd’hui elles sont vues et entendues de tous : elles dérangent traditionel/les et conformistes bien-pensant/es. Progrès subversif d’un siècle, imparfait.
Le système néolibéral édifié et maintenu grâce au masculin de notre humanité, nous a conduit à une impasse, où l’argent est préféré à la vie.

