Toto Duchemin *

Putin
Putin by Valeriy Osipov

Toto Duchemin a décrété que le « shampanskoye » russe est Champagne, dans les prochaines semaines les vins rouges seront « Bordo » et les fromages « Kamembert » « Sdelano v Rossii ». La ridicule provocation internationale arrose l’arroseur.

Plus grave, certains pays sont sur le chemin de – John Stuart Mill en 1868 – la dystopie, utopie cauchemardesque (« 1984 » « Le meilleur des mondes » etc.), où un X règne en autocrate sur une société aux libertés fondamentales abolies, pour le bonheur de tous. Les doubles O (Bozo,Toto, Orbon, Roro..) du Brésil, de la Russie, de la Hongrie, des Philippines cachent à peine leurs intentions. Sans oublier l’Oncle Donald, la Pologne réactionnaire, et le prochain leader de l’économie mondiale, Maitre Xi de la République Populaire de Chine.

La simplicité des solutions annoncées par le populisme des extrêmes séduit les populations déçues par la classe politique assiégée par les largesses du capitalisme. La reconnaissance des lobbies du marché ultra libéral à tous les étages politiques, affiche le manque d’éthique. Le pourcentage de croissance des milliardaires ne perd que pour celui de millions d’êtres humains passés sous le seuil de la pauvreté : quand les riches s’envoient en l’air devant une presse qui s‘ébaudie, les plus pauvres meurent de faim invisibles, assis à même le sol. Où est l’erreur ?

Certains gouvernants ont pris conscience de l’évolution dramatique de la pauvreté, de la santé, du déséquilibre écologique : devant le succès du discours populiste des figures autoritaires sanctifiées par les réseaux sociaux algorithmés, et l’aide sordide de capitalistes au pouvoir supérieur à celui de la majorité des états, ils déclarent leurs bonnes intentions : c’est peu, il y a Urgence ! La recherche d’un mieux vivre pour tous, de solidarité et d’équité, est complexe, et les réponses fugitives.

L’appropriation d’A.O.C. par un potentat impopulaire mérite notre dédain ; la clameur du respect de la liberté requiert une internationale démocratique et l’aide des médias.

L’appropriation d’A.O.C. par un potentat impopulaire mérite notre dédain ; la clameur du respect de la liberté requiert une internationale démocratique et l’aide des médias.

L’appropriation d’A.O.C. par un potentat impopulaire mérite notre dédain ; la clameur du respect de la liberté requiert une internationale démocratique et l’aide des médias.

L’appropriation d’A.O.C. par un potentat impopulaire mérite notre dédain ; la clameur du respect de la liberté requiert une internationale démocratique et l’aide des médias.

Contrebasse contre SNCF !

Gros plan main jouant une contrebasse.
Contrebasse, elPadawan. https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/

Je n’ai aucune habilité à jouer d’un instrument de musique. Magnétique, la contrebasse eût été mon choix, une alter ego : prise en main le port altier, la sensualité de ses proportions exagérées, le côtoiement de son partenariat, la liberté d’usage, le ton sourd de sa voix caverneuse, m’attirent comme un éternel féminin, maternel. Elle est l’incontournable des formations réduites de jazz : en compagnie de l’élégant Ron Carter elle est synonyme d’excellence et de plaisir.

Sollicité par des pétitions de tous types souvent justes, ces temps-ci pathétiques, je résiste mal au cri d’individu perdu dans la masse de ses confrères et consœurs à peine moins ébranlés. Pour ne pas importuner mes proches, par commodité, j’ai adopté une ligne de conduite : je signe rapidement, je participe rarement financièrement et jamais je ne fais suivre. La semaine dernière j’ai fait une exception ironique : j’ai ventilé sans limite une requête des joueurs de Contrebasse auprès de la SNCF : ils revendiquent le droit de voyager avec leurs instruments dans les trains de tous types. J’ai fait circuler, Mesdames et Messieurs contrebassistes, mon désaccord, pas sur le fond ! Je trouve le moment très mal choisi : quand la France, et la planète entière pleurent la perte évitable d’un proche, quand les conséquences douloureuses de la pandémie atteignent de plein fouet les plus démunis… L’heure est à dénoncer le manque de courage politique de nos dirigeants, passés et présents, leur renoncement aux valeurs humaines fondamentales que sont « L’Égalité et la Solidarité », pour sauvegarder l’immédiate primauté des intérêts de notre société mercantile et matérialiste.

Votre problème de taille n’est pas à l’ordre du jour ! Au nom du respect de la souffrance d’autrui, remettez votre énorme violon dans son étui ! Le choix du moment est ici affaire de décence, de respect humain.     

Témoignage.

Contre-Coup, le témoignage déguisé d’un événement particulièrement violent : Individus bouleversés, signe avant-coureur d’une internationale aux confrontations transgressives et sournoises. Un drame humain, sans ingénuité, face aux pouvoirs économiques et politiques au cynisme sous-jacent.
« … Et puis un jour, il n’y aura rien à écrire, rien à lire, il n’y aura plus que l’intraduisible de la vie de ce mort si jeune, jeune à hurler. »
– La mort d’un jeune aviateur anglais. Marguerite Duras.