
Cher Ami,
Les causes de la guerre, comme de nombreux évènements historiques sont l’objet d’études : qui les réunissent en faisceau, ou en arbre comme celles des accidents.
L’être humain, à l’intelligence différenciée du reste du règne animal, est le seul capable de cette violence organisée entre congénères, à grande échelle et sur une longue durée : la guerre. Les explications économiques, politiques, religieuses, sociales etc. ne peuvent gommer l’absurde de la répétition de ce désastre humain. Avec le recul du temps, ces prétextes témoignent d’un aveuglement irrationnel partagé, symptomatique.
L’étude de l’histoire et la prise de conscience collective à posteriori du non-sens ne changent rien à la permanence de cette activité accablante : la communication globale synonyme de connaissance, pour la majorité et des dirigeants, augmentent a contrario le succès des promoteurs du discours de la discrimination haineuse.
Les autres races, sans nos compétences, ne se livrent à aucun affrontement comparable même entre espèces. Les batailles rangées, donnant lieu à des milliers, voire des millions de morts, nous sont réservées. Nous nous comportons en cela comme les micro-organismes des principes de la Vie, qui, entre espèces antagoniques, se livrent des luttes pour la survie. Les êtres humains partagent 99,9 % de leur ADN et continuent à s’écharper, portés par un instinct de mort implacable.
L’individu livré à lui-même dans une vie médiocre voire mutilée, trouve une sorte de sublimation religieuse dans le sacrifice pour une cause idéelle qui déplace les foules ; sans condition minimum de bien-être, la mort pour une cause qui le dépasse, lance le sujet sur l’orbite de la prise de risque absolue : enivrement individuel et collectif, transcendant !
La problématique du climat au XXIème siècle met en péril l’existence du genre humain dans son ensemble. Ce défi embrassé par le genre humain pourrait avoir un effet de dépassement pour tous : les dirigeants déposeraient les armes pour s’attaquer à cette priorité zéro, avant celui de la décroissance de la population globale et un déclin encore énigmatique !

